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Allergique à son propre sperme, il a eu du mal à être père

Une infection aux testicules quand il était enfant a rendu Dominic Robbins allergique à sa propre semence.

Du spermeDominic Robbins et son épouse, Anna, n’auraient jamais imaginé que leur difficulté à concevoir était due à une allergie de Dominic à son propre sperme.

Ils voulaient un enfant et Anna ne tombait pas enceinte. Ils avaient mis ça sur le compte d’un souci gynécologique. Mais quand Anna s’est décidée à faire une batterie de tests, les médecins lui ont affirmé que tout allait bien. Dominic a passé une série de tests aussi. Son sperme était jugé de « bonne qualité ».

Mais après quatre ans d’essais infructueux, le couple a décidé de changer d’hôpital. Ils ont alors fait face à une terrible réalité : Dominic était allergique à son propre sperme !

Une violente blessure à l’aine, qui a mené à une infection des testicules, alors qu’il avait onze ans serait à l’origine de cette étrange allergie, rapporte-t-il dans le DailyMail.

Tout s’explique scientifiquement

Habituellement, les spermatozoïdes sont stockés dans une poche fermée dans le testicule. De ce fait, ils ne sont pas en contact avec le reste du corps. Mais l’allergie survient quand le sperme et le sang entrent en contact. Ce qui peut se produire lors d’une opération, d’une infection ou d’une blessure aux testicules. Le corps va alors considérer le sperme comme un « corps étranger » et va lutter à coups d’anticorps. Au moment de l’éjaculation, donc, le sperme et les anticorps ne font qu’un, rendant difficile l’insémination de l’ovule.

Bien que sa blessure a été guérie quand il avait onze ans, le corps a continué à fabriquer des anticorps. D’après les spécialistes, près de 10% des hommes produiraient de tels anticorps. « Chez les hommes, c’est une cause commune de l’infertilité », explique le Dr Fishel, un spécialiste de la fécondité, au DailyMail. « C’est la principale cause de 5 à 10% des problèmes de fertilité. »

Pour concevoir, ces hommes doivent alors avoir recours à la science et faire « nettoyer » leur sperme. « En règle générale, une fois que le sperme a été lavé, les gamètes nagent à nouveau librement et on peut avoir recours à l’ISCI (l’injection intra-cytoplasmique de spermatozoïdes, une technique de fécondation in vitro, ndlr) », ajoute le médecin.

Et cela aurait le même taux de réussite que la FIV. Les traitements peuvent être lourds mais ne sont pas sans espoir.

Aujourd’hui, Dominic et Anna sont les heureux parents de Jessica et Zach. Ils prouvent que cela reste possible !

Source : 7sur7.be

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