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Facebook rend les ruptures plus difficiles à digérer

Les chercheurs américains sont catégoriques : Facebook serait un véritable frein au rétablissement post-rupture. Pour bien rompre, suffirait-il de se déconnecter ?

Après une rupture, il était de bon ton de faire tabula rasa en déchirant photos, décapitant nounours et brûlant lettres d’amour de l’ancien être aimé. Passé ce feu de joie, les souvenirs de l’ex étaient oubliés et il était alors plus aisé de passer à autre chose.

Mais à l’heure des mails et de Facebook qui enregistrent si soigneusement toutes nos données virtuelles, rayer définitivement son ancien partenaire de la carte devient une mission bien plus compliquée.

Le docteur Corina Sas, spécialiste dans les relations entre humains et ordinateurs à l’Université de Lancaster, au Royaume-Uni, affirme après étude que Facebook rend les ruptures plus douloureuses.

Facebook, sanctuaire de souvenirs

Amis communs, photos de vacances, mots doux échangés sur le mur… Tous ces petits souvenirs virtuels d’une relation passée sont un perpétuel rafraîchissement de la mémoire. « L’autre est seulement à un clic de distance, il y a un contact continuel, ce qui est vraiment contraignant », analyse le docteur Sas auprès de TODAY NBCNews.

Pour prouver son analyse, Sas a interrogé 24 personnes âgées entre 19 et 34 ans juste après leur rupture pour connaître leur manière de gérer la séparation sur le net. Parmi le groupe, Sas et son collègue de l’Université de California ont identifié deux catégories de personnes : les « suppresseurs », qui suppriment immédiatement tous les fichiers et les liens qui les relient à leur ex, et les « conservateurs », qui s’accrochent aux souvenirs virtuels de leur relation.

La majorité d’entre eux a avoué qu’Internet était un frein à leur rétablissement. « Le fait de tout supprimer est un geste symbolique qui témoigne une volonté de repartir sur des bases saines et de ne plus avoir à regarder ces souvenirs », a expliqué un des suppresseurs à Sas. Quand d’autres ont confessé : « J’ai arrêté d’utiliser Facebook aussi souvent qu’avant et elle aussi. Cela m’a permis de prendre mes distances (…) Cela aide beaucoup de ne pas suivre son ex sur les réseaux sociaux ».

Des applications pour éviter de retomber « par hasard » sur son ex

S’éloigner de Facebook et du profil de son ex serait donc la thérapie. Ou du moins, un moyen de se préserver et de passer plus rapidement à autre chose. Mais un tel self-control pourrait demander un peu d’aide. Corina Sas suggère l’invention d’applications anti-ex ou qui effaceraient automatiquement les souvenirs digitaux relatifs.

Elle pense par exemple à une application qui bloquerait l’accès au profil de son ancien partenaire et va plus loin en imaginant un logiciel qui, à l’aide de mots-clés ou de reconnaissance faciale, mettrait sous clé tous les éléments en rapport avec la relation passée. L’idéal, selon elle, serait d’inventer un moyen de purger tous ces souvenirs d’une manière plus satisfaisante que d’appuyer sur « supprimer ». Un acte cathartique nécessaire au deuil.

Source : Gentside.com

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