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La SNCF porte plainte contre un jeune suicidaire

L’homme, qui s’apprêtait à se jeter sous un train lundi, a été repéré à temps, sur les voies à la hauteur des Mureaux.

Un homme de 22 ans, qui voulait se jeter sous un train, va se retrouver devant un tribunal à la suite d’une plainte de la SNCF.

L’entreprise de transport le poursuit pour «atteinte à la circulation des trains», révèle Le Parisien .

Il risque jusqu’à deux ans de prison et 4500 euros d’amende

Désespéré par une peine de cœur, le jeune homme de 22 ans est aperçu, lundi vers 17 heures, errant le long des voies près de la gare des Mureaux, sur la ligne Mantes-la-Jolie-Paris-Saint-Lazare.

L’alerte est immédiatement donnée. Le trafic des trains est interrompu et des équipes de la SNCF et les pompiers se lancent à sa recherche. Il est retrouvé à temps, au bout de 45 minutes, et exfiltré des rails.

Comme toute entrée illégale sur ses sites, la présence de ce jeune homme sur les voies a suscité une plainte de la SNCF.

La démarche, portée à la connaissance des usagers, semble choquer. Sur RTL, l’un d’eux suggérait aux passagers de rendre à la SNCF la monnaie de sa pièce en l’attaquant pour retards et grève sans préavis.

La SNCF dénonce un amalgame

La polémique naissante agace la SNCF. Interrogée par Le Figaro, la société regrette un amalgame entre sa plainte et la tentative de suicide. Elle souligne qu’elle ne poursuit absolument pas le jeune homme pour tentative de suicide mais pour avoir pénétré illégalement sur son site. «Il est illicite et dangereux de pénétrer dans les emprises de la SNCF et nous poursuivons quand il y a infraction», explique la compagnie.

Le jeune homme aurait été tout autant poursuivi s’il avait été surpris à se promener pour son bon plaisir, le long des rails. La RATP est tout aussi vigilante : toute personne surprise à circuler sous un tunnel du réseau est poursuivie pour entrée illégale sur les lieux.

«Notre priorité a été de le faire sortir pour sa sécurité et rétablir le trafic des trains : trente ont été retardés et deux annulés», rappelle La SNCF. Elle ignorait initialement que l’amoureux malchanceux voulait se suicider.

Un cas similaire condamné à un an de prison

En 2010, un cas de figure similaire s’était présenté. Un homme de 54 ans avait tenté de mettre fin à ses jours en plaçant sa voiture sur une voie ferrée, au sud de Rennes. Avant de se raviser. Ne parvenant pas à se dégager, il avait miraculeusement survécu, le choc ayant seulement pulvérisé l’avant de son véhicule. Mais la SNCF avait porté plainte. Poursuivi pour mise en danger de la vie d’autrui, il avait été condamné à un an de prison avec sursis.

Les suicides sont un problème récurrent pour la compagnie. Elle en recense entre un et deux par jour, dont 50% en Île-de-France. Les «incidents de personne» coûtent cher : il faut remorquer la rame abîmée, acheminer les passagers à leur destination et gérer des annulations et des retards en cascade, sans oublier l’accompagnement psychologique des conducteurs de train.

La SNCF refuse toutefois de divulguer le montant du préjudice.

Source : LeFigaro.fr

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