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Amsterdam : des alcooliques payés en bières pour nettoyer les rues

Dans la ville d’Amsterdam, aux Pays-Bas, des alcooliques ont été embauchés pour nettoyer les rues, en échange de 10 euros par jour, des cigarettes et cinq bières. Une initiative dont se réjouissent les riverains.

Amsterdam : des alcooliques payés en bières pour nettoyer les rues

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A Amsterdam, les agents d’entretien ont un profil pour le moins étrange.

Dans un quartier de l’est de la ville, les hommes qui nettoient les rues ne sont autres que des alcooliques auxquels une association fournit de l’alcool gratuitement, en rétribution de leur travail.

La fondation Regenboog, financée par l’État et des dons, les emploie en effet trois jours par semaine pour ramasser les déchets. En échange ? Un maigre salaire de 10 euros par jour, un demi-paquet de cigarettes et… cinq canettes de bière.

« Il s’agit d’un groupe d’alcooliques chroniques responsables de nuisances dans un parc d’Amsterdam, l’Oosterpark (le parc de l’Est, ndlr) : des bagarres, du bruit, des remarques pas très agréables aux femmes », explique Gerrie Holterman, en charge du projet pour la fondation.

S’il est généralement mal vu de s’adonner au plaisir de l’alcool sur son lieu de travail, à l’Oosterpark ces hommes peuvent s’en jeter un derrière la cravate sans complexe. Mais avec un emploi du temps précis. Boire, certes, mais dans les règles : les employés peuvent ainsi consommer deux petites mousses en arrivant, puis deux à midi et une en fin de journée. « Ils font quelque chose d’utile au lieu de traîner dans le parc », estime une riveraine.

« Au supermarché, on va transformer notre billet de dix en bières »

Mais comment une idée aussi saugrenue a-t-elle pu germer dans l’esprit des responsables du projet ?

« Le but était de les occuper, de leur faire faire autre chose, qu’ils ne posent plus de problèmes dans le parc », justifie Gerrie Holterman. Pour être sûre que chacun respecte le règlement, elle relève scrupuleusement ce que les hommes boivent. Et si cette dernière n’est pas dans les parages, ce sont les alcooliques eux-mêmes qui notent leurs consommations.

« Ils ne sont plus dans le parc, ils boivent moins, ils mangent mieux (dans la maison de quartier, ndlr) et ils ont une occupation pour la journée », soutient Gerrie qui compare la méthode aux salles de shoot.

Une façon de mieux contrôler les frasques de ces hommes selon l’association mais qui ne règle en rien leur problème d’alcoolisme. « On boit de manière plus structurée, c’est sûr, mais je ne pense pas qu’on boive moins », estime Franck, l’un des volontaires âgé d’une quarantaine d’années. « Quand on part d’ici, on va au supermarché et on va transformer notre billet de dix en bières… », note-t-il, sans illusion.

 

Source : metronews.fr

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